Was heisst Underground? Ou : Il ne s’agit pas de critiquer, mais de voir clair

Internationale Surplace  (Oktober 2011)

(Ausführliche deutsche Übersetzung s.u.)

Was heisst Underground?

Ou :
Il ne s’agit pas de critiquer,
mais de voir clair

Oder

Die Überkompensation des Misserfolgs

Ich werde den folgendenden Beitrag von Internationale Surplace selbstverständlich auf Französisch vortragen.
Für eine Übersetzung auf Deutsch, lesen Sie bitte die Rückseite der Postkarte, die Sie im Publikum herum gehen lassen sollen.

…………………………….

Un jour, pourtant, la conscience vient.

Ne l’oublions jamais, ne désespérons pas.

On pense en premier lieu aux éclats de l’économie, aux feux d’artifice de la philosophie,
et toujours, inlassablement,
apparaît le pompier de la pensée.

On se rend compte ensuite, que la traduction n’existe pas,
Que seule la communication importe et en définitive,
la sensation.

Je peux citer Paul Virilio, mais il faut le lire dans le métro parisien, et pas ailleurs. Dans l’underground, le tube de tes intestins.

Neuvaine de constipation.

Car oui, nous parlons bien ici de ce pays, l’Underground,
Kitsch œcuménique des artistes
dont nous faisons partie.

Je prends Jacques Derrida pour témoin, que nous avons naturellement étudié à la Sorbonne,
et qu’il faut oublier, d’urgence, à moins de le confondre
avec un autre.

Lequel ?

Peut-être Jean Baudrillard, qui a raison en affirmant que la virtualité d’un langage – système ne se rapproche du bonheur que parce qu’elle retire toute référence aux choses.
Les intellectuels français postmodernes, Marcel Duchamp inclus, ont fait de la théorie un crime presque parfait et restent impunis.
En dissertant avec les références de leurs citations référentielles, ils nous laissent enfermés dans un système étudié et leurs combines psychanalytiques.

Voir et ne pas voir.
La lumière et l’obscurité,
Mais tout est vu ici bas, dans le parking des anges
déjà vu
des cavernes mytheuses et des caves dorées

D’ailleurs,
Je préfère sincèrement parler de Nicolas Bourriaud, puisque vous le voulez. Un critique que je connais bien, car il a habité dans le 10ème arr. de Paris près du Marché Saint-Martin, et que nous nous croisions parfois au Réveil du 10ème.
Dans un univers culturel où règnent surproduction et confusion, sans doute faudrait-il reconstruire des caves dit-il dans Beaux Arts magazine en 2007.
L’essence de la problématique Underground repose là, et même une intention ou un texte écrit avec toute l’élégance intellectuelle requise ne parviendrait pas à le gommer : Nicolas Bourriaud occupe les fonctions de chef de service de l’Inspection de la création artistique du Ministère de la Culture, qui comme chacun sait, se définit comme underground.
Peut-être y a-t-il hésitation, incompréhension, amalgame ?
Je me dois, en tant qu’étrangère et maîtresse de mes amours, d’aider à rétablir ce que je n’ai pas peur de nommer la réalité : Beaux Arts magazine est en France ce que Monopol est à Art Magazine : tout autant underground que Cosima von Bonin ou Daniel Richter.
Le second point est qu’on ne peut plus affirmer qu’il règne de la confusion dans le milieu de l’art. Nicolas Bourriaud le sait très bien, nous nous sommes aussi fréquentés dans les palazzos de Venise.
L’art tout comme son prix a un ordre.

Et vous le savez bien, vous qui n’en vivez pas, de l’art.

Il n’y a aucune désorganisation dans le système, sauf à vouloir interpréter Ferdinand de Saussure, le Suisse aristocrate,
du signifiant et du signifié comme valeurs durables.

Die Hoffnung der Sklaven ist die Macht der Herren.
En allemand dans le texte.

Nous le savons maintenant,
maintenant que nous sommes étrangers dans un pays qui n’est pas le nôtre :

Sous-marins d’une philosophie douteuse, porteurs et transporteurs de germes, que nous voudrions voir éclore, pour nous, pour nous seuls, pour notre postérité. Voilà ce que nous sommes et ce à quoi nous aspirons.
Pour cela, nous sommes prêts à respecter ce que même nous ne comprenons pas.
Nous acceptons d’aider les autres, mais si l’ordre est maintenu.

Et bien non.
Je préfère ennuyer avec ce que j’ai vu et entendu.
Ici même dans l’antre underground zéro
Veni Veni Veni.

La conscientisation rétinienne de mon éducation universitaire parisienne obligée et le poids de mon héritage paternel (mon père était garde du corps de Jean-Paul Sartre), m’empêche de faire comme si.

Vous dites que ce n’est pas grave de ne pas comprendre.
Vous avez tort de croire en la Haute et en Marcel Duchamp.

Nous confondons l’alternative
Avec l’Underground
Qui, comme vous le savez,
N’a pas de fond.

Et nous avons beau chercher la lumière,
Et la mettre en relation avec l’obscurité,
Nous restons d’ignobles chrétiens apeurés

Et j’ai honte pour nous.

Oserons nous nous finir avec Michel Foucault, qui rappelons-nous, nous disait, je paraphrase :
« Une veuve poignet  jamais n’abolira le fouet de la vérité qui cingle » ?

Underground, oui, mais seulement par derrière.

Was heisst Underground ?
Was heisst Denken ?
Comme disait Martin Heidegger,
En allemand dans le texte.

Il faut le dire mes amis,
contre la puissance aveugle des mots, des jeux et du discours :

il n’y a pas d’Underground,
il n’y a que le pouvoir.

Gelesen am 29. Oktober 2011 im Rahmen der Grossen Revue.
Auf der Postkarte: Es gibt keinen Underground es gibt nur die Macht.

Internationale Surplace.

 

Was heisst Underground?
Oder

Es geht nicht darum zu kritisieren,
sondern darum klar zu sehen

Oder
Die Überkompensation des Misserfolgs
……………………………

Jedoch, eines Tages wird das Bewusstsein kommen.

Vergesst dies nie, verzweifelt daran nicht.

Man denkt in erster Linie an den Glanz der Ökonomie, an die Feuerwerke der Philosophie,
und immer, unverdrossen, erscheint der Feuerwehrmann des Denkens.

Danach macht man sich klar, dass die Übersetzung nicht gibt,
dass allein die Kommunikation zählt und definitiv,
die Sensation.

Ich kann Paul Virilio zitieren, aber man muss ihn in der Pariser métro lesen, und nicht irgendwo anders. Im Underground, der Röhre deiner Innereien.

Eine Novene mit Verstopfung.

Ja, denn wir sprechen hier genau von diesem Land, dem Underground,
ökumenischer Kitsch der Künstler
von welchem wir ein Teil sind.

Ich nehme Jacques Derrida als Zeugen, den wir selbstverständlich an der Sorbonne studiert haben,
und den man – mit Dringlichkeit – vergessen muss, doch zumindest,
um ihn nicht mit jemand anderem  zu verwechseln.

Mit wem?

Vielleicht mit Jean Baudrillard, der Recht hatte mit der Behauptung, dass die Virtualität eines Sprachsystems sich dem Glück nähert, nur weil sie alle Bezüge zu den Dingen zurücknimmt.
Die französischen postmodernen Intellektuellen, Marcel Duchamp eingeschlossen, haben aus der Theorie ein beinah perfektes Verbrechen gemacht und bleiben ungestraft.
Beim pedantischen Erörtern ihrer Verweise ihrer bezugnehmenden Zitate, lassen sie uns eingeschlossen in einem geplanten System und in ihren psychoanalytischen Tricks.

Sehen und nicht Sehen.
Das Licht und die Dunkelheit,
Aber alles ist da unten schon gesehn, im Parkhaus der Engel
déjà vu
der mythischen Höhlen* und goldenen Keller

Darüber hinaus,

ziehe ich es ehrlicherweise vor über Nicolas Bourriaud zu sprechen, weil ihr es doch wollt.

Ein Kritiker den ich gut kenne, da er im 10. Arrondissement von Paris wohnte, in der Nähe des Marché Saint-Martin, wo wir uns manchmal im « Réveil du 10ème » gekreuzt haben.

« In einem kulturellen Universum in welchem die Überproduktion und die Konfusion vorherrschen, sollte man vielleicht wieder Keller errichten. », wie er es 2007 im Beaux Arts Magazin gesagt hat.

Die Essenz der Problematik des Undergrounds liegt dort, und selbst eine Intention oder ein Text, geschrieben mit der ganzen erforderlichen intellektuellen Eleganz, erreicht es nicht dies auszuradieren:
Nicolas Bourriaud besetzt die Funktion als Chef vom Dienst der Aufsichtsbehörde des künstlerischen Schaffens des französischen Kulturministeriums, das sich wie jeder weiss, als « underground » definiert.

Vielleicht gibt es eine Unschlüssigkeit, ein Nichtverstehen, eine Verwechslung?

Ich muss mir in der Eigenschaft als Fremde und maîtresse de mes amours beim  Wiederherstellen des Sinns helfen, ohne Angst davor die Wirklichkeit zu benennen:
Beaux Arts Magazin ist in Frankreich das, was das Monopol Magazin im Verhältnis zum Art Magazin ist: genau so « underground » wie Cosima von Bonin und Daniel Richter.

Der zweite Punkt ist der, dass man nicht feststellen kann, dass eine Konfusion im Kunstmilieu vorherrscht.
Nicolas Bourriaud weiss dies sehr genau; wir sind auch in den Palazzi von Venedig zusammen getroffen.
Die Kunst wie auch ihr Preis hat eine Ordnung.

Und ihr wisst es nur zu gut, ihr, die ihr nicht von der Kunst lebt.

Es gibt keinerlei Desorganisation im System, es sei denn man wolle Ferdinand de Saussure interpretieren, den Schweizer Aristokraten,
vom Signifikant (Lautbild) und Signifikat (Vorstellung), als nachhaltige Werte.

Die Hoffnung der Sklaven ist die Macht der Herren.
Auf Deutsch im Text.

Wir wissen es nun,
nun dass wir Fremde sind in einem Land, welches nicht das unsere ist:

U-Boote einer zweifelhaften Philosophie, Träger und Überträger von Keimen, welche wir aufblühen sehen möchten, für uns, für uns allein, für unsere Nachwelt. Dies ist was wir sind und was wir uns erhoffen.
Dafür, sind wir bereit zu respektieren, was wir nicht einmal verstehen.
Wir akzeptieren es den Anderen zu helfen, falls die Ordnung gewahrt bleibt.

Aber nein.
Ich präferiere damit zu langweilen, was ich gesehn und gehört habe.
Hier genau in der Underground Zero Höhle
Veni Veni Veni.

Die retinale Bewusstwerdung meiner universitären obligaten pariserischen Erziehung und das Gewicht meines väterlichen Erbes (mein Vater war ein Leibwächter von Jean-Paul Sartre), hindert mich daran zu tun als ob.

Ihr sagt, es wäre nicht schlimm, nicht zu verstehen.
Ihr habt nicht recht, wenn ihr an das Grossbürgertum und an Marcel Duchamp glaubt.

Wir verwechseln die Alternative
mit dem Underground
Welcher, wie ihr das wisst,
keinen Inhalt hat.

Und wir suchen vergeblich das Licht,
Und bringen es mit der Dunkelheit in Zusammenhang
Wir bleiben schändliche furchtsame Christen

Und ich schäme mich für uns.

Würden wir es wagen, mit Michel Foucault zu enden, der, erinnern wir uns, sagte, ich paraphrasiere:
« Eine veuve poignet hebt niemals die Peitsche der Wahrheit auf, welche zuschlägt »?

Underground, ja, aber nur von hinten.

Was heisst Underground?
Was heisst Denken?
Wie Martin Heidegger gesagt hat,
auf Deutsch im Text.

Man muss es sagen, meine Freunde,
gegen die blinde Gewalt der Worte, der Spiele und der Diskurse:

es gibt keinen Underground,
es gibt nur die Macht.

……………………..

*nicht übersetzbares Wortspiel. Im Sinne von mythe (Mythos) und mite (Motte).

veuve poignet (lit) für Masturbation in etwa die Handgelenkswitwe

Gelesen am 29. Oktober 2011 im Rahmen der Grossen Revue.
Internationale Surplace.


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